Weight Watchers

J’en avais souvent entendu parlé sans savoir réellement de quoi il retourne. Je me suis donc pointé à la réunion hebdomadaire de ma petite ville. Prenez un endroit quelconque, disposez quelques chaises, une table et plantez-y au milieu un adepte* de longue date. Voilà donc tout ce qui faut pour mettre sur pieds une réunion Weight Watechers. Chaque nouveau membre paye les frais d’inscriptions (15 € la première fois) ainsi que la rencontre (11 €). La première réunion est généreusement offerte. En échange, on reçoit un beau petit carnet avec le fonctionnement des rencontres, le programme de la semaine, un listing des aliments avec leur valeur en ProPoints

Sur les 25 participants, seulement 3 hommes. Dès l’inscription, chacun passe au pèse-personne. Situation plutôt cocasse. Une fois tout ce petit monde installé, la coach accueille les nouveaux, s’inquiète de la progression des jeunes recrues. Les participantes interagissent alors que d’autres évoquent des difficultés à respecter le programme. Ensuite, pendant 30 minutes c’est un discours sans beaucoup d’intérêt, des banalités sur le fonctionnement de notre organisme, des conseils nutritionnels connus de tous. Rien de neuf sous le soleil.

En fonction du sexe, l’âge, le poids et la taille, le coach attribue un ratio de points. On ne compte plus les aliments en calories mais en points. Ce qui revient pratiquement à l’identique. Une poignée de chips: 3 points. Une portion de saumon fumé: 2 points. Une ration de calamars frits: 14 points. Dans mon cas, j’obtiens 45 points à dépenser chaque jour. J’ai droit également à une réserve de 39 points bonus à dépenser (ou non) tout au long de la semaine.

Ce mode alimentaire oblige donc à connaître la valeur en ProPoints de chaque aliment. Au début, il est donc impératif de tout noter et peser ses aliments. C’est effectivement très utile en début de régime pour détecter les comportements excessifs et avoir une idée de ce qui cloche dans son alimentation. Personnellement, je n’adhère pas du tout à ce mode opératoire. Je préfère de loin faire appel à ma raison quand il s’agit d’alimentation. Je reste le seul à savoir si j’ai suffisamment manger, si c’est de la gourmandise. Le plus difficile est sans doute de rester honnête avec soi-même.

Bref… L’expérience est intéressante mais ne me convient pas. Je préfère de loin avoir un échange individualisé avec un nutritionniste pendant une heure plutôt que 4 réunions impersonnelles.

* Contrairement à ce que je croyais, le coach n’est pas un professionnel de la nutrition mais un simple animateur.

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