La semaine de la frite

Notre ministre wallon de l’agriculture nous flanque une « semaine de la frite ». Une idée pas vraiment originale puisque nos amis Flamands y avaient déjà pensé avant. Demain se terminera la première édition. Faut-il s’en réjouir ?

J’ai cru d’abord qu’il s’agissait d’une blague mais c’est tout ce qu’il y a de plus sérieux. Il y a même un superbe site consacré pour l’occasion. On peut y lire « Les friteries de chez nous, un savoir-faire qui change tout ». On en saura pas plus sur ce fameux savoir faire, pas un seul mot sur le tubercule et encore moins sur les critères d’attribution du label offert à certaines friteries. Par contre, on a droit à une reprise de la chanson « mangez-moi » à la sauce maternelle. Il ne manque plus que St-Nicolas. À se demander si cette opération à une véritable légitimité.

Capture écran
Capture d’écran: http://www.semainedelafrite.be

Mais pourquoi diable faire une « semaine » de la frite pour un produit aussi gras ? Si M. Lutgen prenait la peine de regarder sa pyramide alimentaire, il verrait que les bains d’huile et les sauces se situent tout en haut. C’est de loin le bon aliment à valoriser d’un point de vue nutritif (j’ose espérer qu’il s’intéresse aussi à cet aspect des choses). Mais l’absurde ne s’arrête pas là. Le gagnant du concours, mis en place sur le site, recevra une année de frites gratuites et des entrées à Walibi. Je suis impressionné par l’audace et l’irresponsabilité. Est-il au courant de cette pandémie mondiale galopante (dixit l’OMS) que représente l’obésité ? Il faut croire que ça ne l’intéresse pas pour le coup.

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