Céréales du petit-déjeuner trop gras !

Dans son dernier numéro, Test achats aborde le thème des céréales du petit-déjeuner à destination des enfants. Selon un échantillon, il ressort un surplus important de sucres, de graisses, de sel et des variantes en ce qui concerne les fibres. L’enquête observe également une grosse différence entre les prix des marques (Kellogg’s, Nestlé) et les marques des grandes surfaces. Pour ce qui est du marketing, un véritable arsenal est déployé pour harponner les mouflets.

On peut se sentir mal à l’aise face aux méthodes en tant que consommateur. Mais dès qu’on se place du point de vue marketing, les responsables sont parfaitement cohérents dans leur fonction. L’objectif final est de générer des bénéfices par la vente. Pour y arriver, il faut séduire les enfants prescripteurs auprès des parents. De nombreux spots attrayants et ludiques diffusés aux heures sensibles (7h, 16h). Une fois en magasin, un packaging accrocheur pour l’enfant et quelques allégations alimentaires à destination des parents pour leur donner le sentiment de « nourrir » plutôt que de le goinfrer de sucres.

Boîte de céréales Nesquik

Ce qui me dérange dans ce modèle publicitaire, c’est l’absence de moral où il n’y a pratiquement aucune considération pour la personne. On se fout pas mal du consommateur, du moment qu’il con-somme. Quand on sait à quel point les gosses sont influencés par la publicité, je suis inquiet de l’avenir de enfants complètement absorbés par les marques. Heureusement, certaines écoles tentent d’intégrer une hygiène alimentaire saine et équilibrée. Est-ce suffisant face au rouleau compresseur de l’agro-alimentaire ?

À noter que je trouve l’appellation amusante. On parle de « céréales » pour traiter de produits riches en sucres, pauvres en fibres et noyés dans une tornade marketing. Les céréales pour moi, c’est plutôt les plantes, les graines, la farine, les moulins, la méthode artisanale…

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