Faire passer l’obésité comme maladie

L’industrie pharmaceutique planche depuis longtemps sur le sujet afin de démontrer que l’obésité n’est pas le résultat d’un comportement individuel mais la conséquence de symptômes. Accepter de dire que l’obésité est une maladie, c’est ouvrir les portes à la médicalisation. Votre médecin ne vous dira plus de faire du sport et de manger des ingrédients pauvres en calories mais vous donnera une ordonnance. Une pilule à avaler tous les jours pour contrer la masse graisseuse, voilà qui devrait séduire les 30 % d’obèses aux États-Unis.

Si ce marché est juteux pour l’industrie pharmaceutique, faut-il encore que cela fonctionne. Quoique… c’est un peu comme les shampoing anti-pelliculaire: pour fidéliser le client, la marque a plutôt intérêt à agir dans le très court terme. Autrement dit, dès que le client arrête le traitement, il reprend les kilos perdus et davantage à cause d’une modification de son comportement alimentaire déculpabilisé.

Ceci dit, ce sont des secteurs divers et variés qui trinquent sur le dos des gros: industrie agroalimentaire, restauration, diététicien, nutritionniste, coach individuel, salles de sport, centres de remise en forme, crème amincissante et cie… Tout le monde profite et on dépasse largement ce que pourrait rapporter une pilule miracle amincissante.

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