Marques de chocolat belge

En passant à la grand-place de Bruxelles, j’ai été étonné par le nombre de commerçants de pralines. Et oui, la Belgique est fière de son chocolat. Sans rien y connaître, je vais essayer de trouver les infos sur les grandes marques de chocolat en Belgique et en particulier les pralines. Je me suis aidé d’un article [1] paru dans Le Soir.

Pour être estampillé chocolat belge, la production et le processus de mélange, de raffinage et d’affinage soient exécutés en Belgique. Toutes les entreprises ci-dessous sont made in Belgium. Il n’empêche que seuls Corné Port-Royal, Leonidas et Neuhaus sont détenus par des propriétaires belges. Les autres ont été rachetés par des grands groupes du monde entier. Pour les principaux intéressés, l’investissement extérieur est considéré comme une bouffée d’air. Pour le groupe, c’est avant tout pour valoriser une réputation de tradition et de qualité. Mais quid de l’indépendance des ex-petits artisans ? Pour Jean-Philippe Darcis, les choses sont moins roses: « On sait que quand de l’argent extérieur entre en jeu, on a vite perdu l’âme de l’entreprise ».

1. Corné Port-royal: marque de chocolat belge, fondée en 1932 par Maurice Corné. Depuis le rachat par Albert Frère, la marque a été revue et corrigée au profit d’une meilleure visibilité.

  • lieu de production: Wavre (Belgique)
  • propriétaire: Distripar, holding du milliardaire Albert Frère
  • production: 550 tonnes par an dont 50 % à l’exportation
  • chiffre d’affaires en 2009: 9,9 millions d’euros

Pralines chocolat

2. Leonidas: pralines bien de chez nous. Créée en 1910 par le grec Léonidas Kestekides venu s’établir en Belgique. Le logo a été choisi en hommage au roi Leonidas 1er qui trouva la mort en se sacrifiant héroïquement avec ses 300 soldats pour permettre la retraite de l’armée grecque en passe d’être anéantie. Léonidas est une société familiale qui se transmet de génération en génération.

  • lieu de production: Anderlecht (Belgique)
  • propriétaire: famille Leonidas
  • point de vente: 1400 à travers le monde dont 350 en Belgique
  • chiffre d’affaires en 2010: 63 millions d’euros

Pralines chocolat

3. Neuhaus: c’est à lui que l’on doit le fameux « ballotin » de pralines. À l’époque, la femme du chocolatier ne supportait pas de voir ces chocolats écrasés dans le fond du cornet. Neuhaus a deux spécialités que j’adore par dessus tout: caprice et tentation. Jacques Mercier a d’ailleurs écrit un livre sur le chocolat Neuhaus: « La tentation du chocolat ». Société fondée par Jean Neuhaus en 1857.

  • lieu de production: Bruxelles
  • propriétaire: Compagnie Bois Sauvage, holding belge actif dans les domaines bancaires et immobiliers
  • points de vente: 1500, répartis dans 50 pays
  • chiffre d’affaires en 2009: 44,5 millions d’euros

4. Marcolini a su se distinguer grâce à un chocolat de qualité, une production quasi-artisanale, des nouvelles saveurs mais aussi beaucoup de marketing et du tape à l’oeil. Pour un cadeau très tendance et distingué c’est sans nul doute les pralines qu’il vous faut avec, évidemment, un prix en conséquence. Cette toute jeune société est née en 1994 à Kraainem.

  • lieu de production: Haren (Belgique)
  • propriétaire: Les chocolats de l’Iris (Pierre Marcolini), 29 % du Capital appartient à Nestlé
  • points de vente: 25 dans le monde dont 10 en Belgique
  • production: 250 tonnes par an
  • chiffre d’affaires en 2009: 7,3 millions d’euros

5. Godiva: entreprise créée à Bruxelles en 1926 par Joseph Draps et racheté en 1973 par le groupe américain Campbell. En 2007, ce-dernier annonce sa volonté de se spécialiser dans son secteur et revend Godiva à Yildiz Holdin, conglomérat turc spécialisé dans la production de confiseries.

  • lieu de production: Bruxelles et États-Unis.
  • propriétaire: Yildiz
  • chiffre d’affaires en 2009: 52 millions d’euros

6. Guylian: fondé par Guy Foubert en 1960 à Sint-Niklaas. est connu pour ses chocolats en forme de fruits de mer. Il parait qu’ils (Guy et Liliane) auraient eu cette idée en vacances à la côte belge. C’est un chocolat praliné, très bon en bouche au niveau du goût et de sa texture. . En 2008, la famille Foubert revend l’entreprise à Lotte Confectionery, groupe sud-coréen et 3e producteur mondial de chewing-gum.

  • lieu de production: Sint-Niklaas (Belgique)
  • exportation: 95 % de la production
  • propriétaire: Lotte Confectionery
  • chiffre d’affaires en 2009: 69 millions d’euros

7. Galler: fondé en 1976 par Jean Galler à Chaudfontaine. Même si en trouve les barres chocolatées de plus en plus dans la grande distribution, Galler mise sur un chocolat et des ingrédients de qualité. L’offre est assez large: bâtons fourrés, tablettes, langues de chat, pralines, pâtes à tartiner, pâtisseries, glaces, accompagnements café, œufs de Pâques…

  • lieu de production: Chaudfontaine (Belgique)
  • exportation: 30 % de la production
  • propriétaire: famille royale du Qatar à 53 %, le reste par la famille Galler et les cadres
  • chiffre d’affaires en 2010: 15,5 millions d’euros

8. Côte d’Or: quand on parle du chocolat belge, la marque à l’éléphant est la plus citée par les consommateurs et les touristes.

  • lieu de production: Malines (Belgique)
  • propriétaire: racheté d’abord par le suisse Suchard en 1985, elle est reprise par l’américain Kraft Foods

9. Callebaut: fondé en 1850 par Eugenis Callebaut. Callebaut est le plus grand fournisseur de matières premières aux chocolatiers.

  • lieu de production: Alost (Belgique)
  • production: 260 000 tonnes par an
  • exportation: 70 % de la production
  • propriétaire: en 1996 Callebaut fusionne avec le groupe suisse Barry.
  • chiffre d’affaires en 2009: 2 110 millions d’euros

Laurent Gerbaud est le moins connu de tous. Du chocolat de grande qualité, du haut de gamme. Les connaisseurs seront ravis, les autres apprécieront modestement. Voir ma note à son sujet.

Pour les amateurs de chocolat, pralines et autres gourmandises belges, je leur conseille d’aller au Sablon à Bruxelles. Sur cette place du chocolat, on peut pratiquement faire un tour sur soi-même et apercevoir Leonidas, Godiva, Marcolini, Neuhaus, Wittamer et plus loin Côte d’Or.

Note: ce billet a été adapté le 13 décembre 2010.

[1] « La planète se dispute le chocolat belge », Le Soir p. 24 (11 décembre 2010).

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